La guerre agricole se prépare avec une intensité croissante, selon la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard. Lors d’un discours prononcé au marché de gros de Rungis, elle a déclaré que la situation alimentaire nécessite un urgent « grand réveil alimentaire ». Les défis auxquels le secteur est confronté sont nombreux et complexes. Elle a promis que ces « conférences de la souveraineté alimentaire » viseraient à élaborer une stratégie agricole nationale à long terme, face à l’incertitude mondiale qui pèse sur l’économie.
Les enjeux de la guerre agricole
Le discours de Genevard souligne les craintes d’un déficit commercial agricole de la France prévu en 2025, une première en près de cinquante ans. Les enjeux de cette guerre agricole sont amplifiés par le climat international, où la guerre en Ukraine et les tensions commerciales avec des puissances comme les États-Unis et la Chine modifient les dynamiques du marché. Genevard a mis en exergue que ces circonstances devraient nous pousser à repenser notre stratégie agricole.
Les données récentes montrent que, depuis 2014, le financement de la politique agricole varie énormément entre les pays. Par exemple, les investissements en agriculture en Chine ont augmenté de 40%, alors que ceux de l’Union européenne ont diminué de 19%. Une école de pensée argue que cette diminution est une erreur stratégique, créant ainsi une situation de vulnérabilité accrue pour les agriculteurs européens.
Les conséquences de la guerre agricole sur les agriculteurs
Genevard évoque également que la guerre agricole a des répercussions directes sur les agriculteurs, qui pourraient être amenés à prendre des risques sans précédent pour assurer notre approvisionnement alimentaire. Au fur et à mesure que la balance commerciale devient déficitaire, les produits importés pourraient remplacer progressivement ceux produits localement, menaçant nos exploitations.
La transition démographique est également un enjeu majeur : un actif sur deux dans le secteur agricole prendra sa retraite dans la prochaine décennie. Cette réalité insuffisante en matière de relève pourrait transformer notre agriculture en un secteur moins durable. De plus, la volatilité des prix et les changements climatiques posent des défis supplémentaires en termes de maintien des rendements.
Appel à l’action pour un patriotisme alimentaire
La ministre appelle ainsi à un patriotisme alimentaire, plaidant pour une augmentation de la part que les Français consacrent à leur alimentation. Aujourd’hui, ce chiffre a chuté de 35% en 1960 à moins de 20%. Genevard souligne : « La guerre agricole menace chaque jour un peu plus et il est temps d’agir. »
Ce changement d’attitude, tout en encourageant la consommation locale, pourrait renforcer la souveraineté alimentaire française, tout en prévenant les défis à venir. Comme expliqué dans notre analyse de traitement de la narcolepsie, chaque action compte pour soutenir notre économie.
Une lutte contre la décroissance
Genevard met en garde contre la tentation de la décroissance et la perception que les difficultés économiques pourraient être une norme à accepter. Au contraire, elle encourage un « réveil » qui pourrait éviter d’anciens schémas et envisager un avenir plus durable pour l’agriculture française. Se préparer à ces défis demande une vision collective et un engagement à réformer notre système alimentaire.
Conclusion : Un avenir incertain
La ministre de l’Agriculture a observé que la situation actuelle des subventions européennes, en baisse, et l’augmentation des investissements étrangers dans l’agriculture doivent être des signaux d’alerte pour les Français. La guerre agricole est imminente et nécessite une action collective pour soutenir nos agriculteurs et conserver notre approvisionnement alimentaire. Le moment est donc venu de réfléchir aux moyens de construire une agriculture durable et résiliente.
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