Le marché de l’ancien connaît un regain d’activité notable, marquant une période de transition pour le secteur immobilier français. Toutefois, la pérennité de cette reprise soulève des interrogations, notamment dans un contexte économique global instable et face à la rigueur des conditions de crédit. Selon l’analyse de Michel Mouillart, bien que le risque d’une nouvelle rechute du marché semble limité, des facteurs externes pèsent sur sa santé. En dépit d’une opinion économique généralement pessimiste, il est crucial de comprendre comment le marché de l’ancien a récupéré après des mois difficiles, et surtout, quelles perspectives d’avenir s’annoncent. Cet article explore les dynamiques de ce marché, les défis qu’il rencontre, et les signes d’une possible durabilité de sa reprise.
Une remontée des ventes remarquable dans l’ancien
Depuis janvier 2024, une tendance encourageante s’est manifestée : la courbe des prix des logements anciens s’est inversée. L’Observatoire LPI a rapporté que, après une chute de 8,2 % entre août 2022 et janvier 2024, l’indice des prix a rebondi de 7,2 % sur une période de 18 mois, atteignant ainsi son niveau de novembre 2022. Cette hausse généralisée des prix, observable dans 75 % des grandes villes, est un indicateur clé de redynamisation du marché de l’ancien.
Cependant, ce redressement s’accompagne d’une augmentation des exigences d’apport personnel, ce qui crée des obstacles pour les primo-accédants. En dépit de ces défis, la croissance soutenue des transactions immobilières indique une pression forte de la demande, exacerbée par une pénurie de logements disponibles.
- 14,6 % d’augmentation des achats de logements anciens à fin novembre 2025.
- Marché des maisons individuelles neuves affichant une progression similaire.
Des conditions économiques et financières moins favorables
En abordant les facteurs économiques, l’économie française traverse une phase de croissance modeste, avec un PIB projeté à 0,9 % pour 2025 et 2026. Les incertitudes politico-économiques persistent, affectant la confiance des investisseurs et des consommateurs. Le taux de chômage est appelé à remonter vers 8 %, laissant planer des doutes sur le pouvoir d’achat des ménages, même si l’inflation reste inférieure à 2 %.
En dépit de ces circonstances, la production de crédits immobiliers devrait croître de plus de 26 % entre 2024 et 2027, témoignant d’un retour progressif à une activité normale. Cependant, la Banque de France maintient une stratégie de resserrement de l’accès au crédit, ce qui pourrait peser sur les futures ambitions de marché de l’ancien en termes de volume de ventes.
Mais peu de risque d’un retournement de marché
Malgré un environnement économique incertain, le scénario d’un retournement drastique du marché de l’ancien semble peu probable. Les experts, comme Michel Mouillart, prévoient une poursuite de la reprise, soutenue par le dynamisme de l’offre bancaire face à une demande pressante. Les prospects évoquent un potentiel d’augmentation de 16 % des ventes de logements anciens d’ici 2027.
Il est donc essentiel pour les investisseurs d’être attentifs aux nouveaux développements réglementaires et économiques, afin de naviguer efficacement dans un marché en pleine mutation. La vitalité du marché de l’ancien dépendra sans doute d’une gestion proactive de ses ressources et d’une adaptation rapide aux nouvelles conditions du marché.
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