Peut-on soigner l’anxiété avec de « la drogue » ? C’est la question au cœur d’une étude innovante menée au centre hospitalier du Rouvray, en Seine-Maritime. Son objectif : expérimenter un nouveau traitement à base de substances psychédéliques, qui devrait permettre de traiter les troubles anxieux généralisés, rapporte 76 Actu. L’hôpital du Rouvray fait partie des cinq établissements français associés à ce projet qui s’inscrit dans la « révolution psychiatrique » des nouvelles phases de recherche de plus en plus nombreuses pour traiter les pathologies mentales. Il y a déjà des études qui ont prouvé l’efficacité du traitement pour la dépression, souligne la psychiatre Maud Rothärmel.
Une nouvelle ère thérapeutique ?
L’établissement est ainsi à la recherche de volontaires âgés de 18 à 74 ans pour participer à l’essai clinique. Les participants seront répartis en trois groupes : le premier recevant un placebo, le second, un traitement actif à faible dose et le troisième, un traitement classique qui contient la substance psychédélique. Une fois la prise du comprimé, il y a simplement une surveillance pendant huit heures, précise la spécialiste.
Cette expérimentation pourrait marquer un tournant dans la prise en charge des troubles psychiatriques. En parallèle, le Centre de Recherche Clinique du GHU de Paris s’apprête à devenir le premier site en France autorisé à administrer le principe actif des champignons hallucinogènes à des patients souffrant de dépression. Un an plus tôt, le CHU de Nîmes avait déjà ouvert la voie avec une étude sur la psilocybine destinée à traiter les troubles liés à l’alcool.
Pour davantage de détails sur les avancées de la recherche et les implications de ces traitements, vous pouvez consulter d’autres sources pertinentes sur le sujet de l’impact des substances psychédéliques sur l’anxiété dans notre société actuelle.
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